22.02.2008

Puisqu’on reproche à Bayrou son imprécision, on va être précis! MAIS ALORS, TRES PRECIS !

Nous reprenons la fausse polémique declenchée par rue89 sur Bayrou pour repréciser tous les points et lever les doutes que certains démocrates auraient pu rencontrer.

D’abord, les faits :

  1. L'émission "A vous de juger" de France 2 du 14 février dernier dont rue89 s'est inspirée pour déclencher la polémique a duré plus de 2 heures.
  2. Vous pouvez la trouver et la re-visionner sur le site de France 2 dans son intégralité : http://programmes.france2.fr/un-oeil-sur-la-planete ou par séquences sur dailymotion.
  3. La partie qui englobe l’extrait en cause se trouve ici et dure 18mn 01 : http://www.dailymotion.com/video/x4dzfe_bayrou-a-vous-de-... Voir la partie sur le RSA à partir de la 15ème mn jusqu’à la 17ème.
  4. L'extrait de Rue89 fait exactement 58 s OUI CINQUANTE HUIT SECONDES !!!

  5. Voici le script exact du passage qui nous préoccupe :

    Bayrou : Deuxièmement, pour multiplier l’emploi, parce que tout à l’heure on disait, c’est une expression de Xavier Bertrand, il disait on a quand même plus quand on a un emploi que quand on en a pas. C’est un tout petit peu discutable sur le RMI mais enfin…

Bertrand :       Non plus depuis le RSA de Martin Hirsch

Bayrou :        Oui bah le RSA, ça n’existe pas, ça ne marche pas

Bertrand :       Si

Bayrou :        Non,

Bertrand :       Dans mon département, l’Aine, ça marche

Bayrou :        Et bah dans votre département peut-être mais…

Bertrand :       Comme dans la moitié des départements François Bayrou

Bayrou :        En tout cas,je peux vous dire que j’ai rencontré des dizaines d’assistantes sociales à Pau et elles me disent « rien n’a changé du tout »

Walls :           Je vous comprends, dans les Cévennes c’est la même chose

Bertrand :       Pourtant, attendez là, j’comprends pas,

Bayrou :        Attendez..

Bertrand :       On va pas faire de la polémique là-dessus parce qu’il n’y en a jamais eu auparavant. C’est pas parce qu’on est devant les caméras qu’on va maintenant dénoncer le RSA sur lequel droite et gauche se sont entendus, j’comprends pas.

Bayrou :        Bah oui mais ça,  vous avez annoncé que ça existait et dans la réalité j’ai fait…

Bertrand :       Non c’est ce que je vous ai dit tout à l’heure faut qu’on aille pus vite pour mettre en place

Bayrou :       Lundi, lundi j’ai fait, avec des assistances sociales j’ai fait le bilan précis …

Dati :            messe basse inaudible

Bayrou :       Y compris de ce que tous les mois paye un jeune femme avec des enfants qui a un  salaire de 1300 euros, je vous l’avais amené : Rien a changé pour ceux qui passent du RMI à l’emploi, ils y perdent plutôt. Malgré les annonces..

Bertrand :      C’est pour ça qu’on met le RSA

Bayrou :       Malgré les annonces multipliées partout. Rien n’a changé

Chabot

à Dati :         On peut dire que c’est la mesure de martin Hirsch, Revenu…

Dati :            Oui c’est ça

Brouhaha

Bayrou :       Vous me demandiez ce que j’aurais fait…

Il est admissible qu’avec tant de mots dans ces échanges rapides, on cherche à masquer certains points mais on s’aperçoit tous, si on est de bonne foi que :

  • Bayrou dit bien « bah dans votre département peut-être mais » donc il ne réfute pas le fait qu’il peut exister dans l’Aisne effectivement (nous verrons bien) un havre dans lequel le RSA est appliqué facilement et donne ses résultats.
  • Bertrand prétend que cela fonctionne dans la moitié des départements. Mensonge, selon M. Hirsch c’est dans 27 conseils généraux seulement.
  • Bertrand, selon une technique qui a fait ses preuves en Sarkozie malheureusement, tente de faire passer les remarques de Bayrou pour une remise en cause du principe du RSA. Manœuvre ! Bayrou admet comme beaucoup qu’on teste le RSA mais pas qu’on s’en serve en guise d’effet d’annonce c’est tout !
  • Maintenant qu’en déduire ? Nous conviendrons tous que :

  1. c’est tout de même un peu gros ! Un extrait sorti de son contexte de 2mn sur 2 heures sans relever que sur le moment, Bayrou rebondissait à une interruption intempestive (une de plus parmi toutes celles auxquelles il fit face ce soir là) de Bertrand claironnant que le RSA avait résolu le problème de la reprise d’activité.
  2. Si vous avez visionnez la partie sur dailymotion, vous aurez tous constaté, alors (en qualité de grands objectifs) de la part d’A. Chabot les tacles à répétition, questions vexantes et autres messes basses en aparté pendant ses réponses (« oui mais vous François Bayrou, qu’est-ce que vous auriez fait hein ? »… « Qu’est-ce qu’il aurait fait François Bayrou non parce que les demandes auraient été les mêmes hein ? »… etc… etc…) et tentatives de diversion!...

    Si Rue89 avait eu un tant soit peu de volonté d’être objectif sur le coup, ils auraient au moins pris les 15 secondes qui précèdent et les 10 secondes qui suivent ne serait-ce que pour poser l’ambiance… Mais non, ils ont pris un extrait de CINQUANTE HUIT SECONDES !

Bayrou ne dit rien d’autre que ce que les assistantes sociales qu’il a vues lundi lui ont rapporté : « Rien n’a changé ».

Ok d’après Hirsch rien ne peut avoir changé à Pau puisque le RSA n’y est pas mis en place.

Mais c’est justement ce que souhaitait démontrer Bayrou comme l’indiquent les 15 s préalables et les 10 s qui suivent de l’extrait tronqué de Rue89 : la démagogie des effets d’annonce des deux défenseurs en chef du Sarkozysme triomphant !

Sur le fond :

Personne, ni ici, ni dans les 3 formations principales à notre connaissance ne conteste la nécessité qu’il y avait d’expérimenter le RSA !

Mais si tous ceux qui sont venus débattre ici du sujet, s’ils ont visionné la partie en question et sont aussi objectifs qu’ils le disent, ils conviendront tous que :

  • Dati et Bertrand sont coupables d’un mensonge encore plus flagrant en brandissant le succès d’un RSA et des Heures Supp.
  • Que Bayrou, un peu vite certes, parce que poussé par les interruptions intempestive d’un doucereux faisant sa chattemite, n’a voulu dans l’extrait en cause que condamner, à raison, la présentation enjolivée des 2 bonimenteurs sur :
    • les 6 millions soit disant de salariés qui ont bénéficiés de nouvelles heures supplémentaires ;
    • le RSA qui résout soit disant les manques à gagner de pouvoir d’achat des gens qui retrouvent un emploi.

  • Qu’enfin, Rue89 a sans doute voulu ainsi se démarquer de son confrère « de source sûre » qui a, lui, montré que Bayrou avait mouché Dati et Bertrand et ridiculisé les salmigondis Elyséens sur les propos exacts tenus à Saint-Jean de Latran. http://www.dailymotion.com/search/Bayrou/video/x4eki6_bay...
Pour une partie ultra de la gauche, il est particulièrement intenable que ce soit Bayrou encore une fois qui apparaisse le meilleur opposant du sarkozysme et leurs flèches sont habilement commentées et relayées par les tenants de la majorité !

Mais nous sommes habitués à recevoir des coups des deux cotés !

19.02.2008

REUNION PUBLIQUE LE 21 FEVRIER A 20H30

ECOLE JULES FERRY


- Vous vous demandez quel quartier sera sacrifié pour atteindre les 20% de logements sociaux de la Loi SRU ?

- Vous rendre en centre ville est impossible car vous ne pouvez pas y stationner ?

- Contrairement à ce que l’on vous dit, vous constatez que Le Perreux se densifie trop vite au regard des structures municipales dépassées ?

- Vous trouvez que les structures d’accueil pour la petite enfance ne répondent pas aux besoins des jeunes parents, et qu’en est-il des écoles ?

- Vous souhaitez que l’on vous fasse participer aux décisions locales qui vous concernent ?

Pour en savoir plus sur ces sujets, abordons les ensemble. Exposez nous vos attentes, nous y répondrons

Ce sera également l’occasion de rencontrer les candidats de la liste « Le Perreux en Mouvement ».

Realite ou leurre ?

Madame Christine Lagarde, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, invitée de l’émission de Christine Ockrent DUEL SUR LA 3, dimanche soir, était extrêmement bien accompagnée. En effet, Xavier Bertrand, Eric Woerth et Françoise de Panafieu étaient à ses cotés, sur le plateau, pour soutenir et montrer cette solidarité qui caractérise si bien le gouvernement actuel. Les nombreux parlementaires de la majorité qui, à la veille des Municipales n’ont pas souhaité trop afficher leur appartenance au gouvernement de M. Fillon, ont du prendre une claque. Nous osons espérer que les collègues de Madame le Ministre n’étaient pas là juste pour rectifier tout éventuel dérapage de cette dernière.

Nous avons trouvé Madame le Ministre un peu nerveuse mais très « professionnelle » voire quelque peu trop technicienne et souvent donc incompréhensible.

Sa grande fierté fût de revendiquer plus de 300 000 créations d’entreprises pour l’année 2007 et la création de plus de 300 000 emplois, ce qui selon elle, n’a pas suffisamment été relayé par les media.

Nous avons voulu savoir quelles étaient ces créations d’entreprises et d’emplois dont Madame le Ministre se targuait avec tant de fierté. Realite ou leurre ?

Nous avons cherché des informations de dernière fraîcheur avec le plus grand nombres d’indicateurs possibles, le résultat de cette recherche nous a paru bien mince mais cependant intéressant.

Tout d’abord, l’INSEE confirme pour l’année 2007 le nombre de 321 500 créations d’entreprises.

http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/donnees/crea....

Toujours selon l’INSEE, en 2006, près de 322 000 entreprises (321 900 exactement) avaient été créées, ce qui représentait une augmentation de près de 2 % par rapport à 2005.

Madame le Ministre a cependant oublié de préciser 2 points essentiels, qui nous apparaissent comme mettant en cause ses calculs.

Primo, la définition de création d’entreprise a changé. A partir de janvier 2007, la définition des créations d'entreprises est modifiée afin d'harmoniser les statistiques au niveau européen. Dorénavant, une création d'entreprise correspond à l'apparition d'une unité légale exploitante n'ayant pas de prédécesseur, c'est-à-dire que la création d'entreprise doit obligatoirement être accompagnée de la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.

Définie ainsi, la nouvelle notion de création d'entreprise est plus large que la notion de création pure qui était utilisée dans la note de conjoncture mensuelle de l'APCE jusque-là. En effet, en plus des créations pures, la nouvelle notion comprend aussi les réactivations dont la dernière cessation est survenue plus d'un an avant la nouvelle création (environ 60 % des réactivations) et les reprises d'entreprises pour lesquelles il n'y a pas de continuité de l'entreprise (environ 25 % des reprises). La continuité d'une entreprise reprise est évaluée à partir de la localisation de l'entreprise et de l'activité exercée.

Cette modification de concept de création d'entreprise s'accompagne également d'un élargissement du champ d'activité des entreprises. Jusqu'en 2006, la création d'entreprise ne concernait que les activités du champ ICS (Industrie, Commerce et Services). Le nouveau champ d'observation mis en place à partir de 2007 s'étend donc à l'ensemble des activités marchandes hors secteur agricole. En plus des activités du champ ICS, viennent s'ajouter les activités financières, les activités de location de biens immobiliers et certaines catégories juridiques (qui sont essentiellement des associations marchandes, des établissements publics administratifs ou des sociétés civiles). Les nouvelles activités qui ont élargi le champ d'analyse représentent environ 3,5 % des créations.

Secondo, il est à noter que le nombre de chômeurs créateurs d’entreprises et bénéficiaires de l’ACCRE a été en très forte augmentation en 2007, 105 700, près de quatre fois plus qu’en 2002. En effet, la suppression du dossier économique pour l’obtention de l’ACCRE a rendu plus facile l’octroi de cette aide.

Ce sont les chômeurs qui ont le plus fortement été incités à créer des entreprises du fait de la simplification des démarches (loi d’initiative économique) et on constate qu’il s’agit pour cette population de créateurs d’assurer généralement leur propre emploi. Cela explique aussi la forte augmentation des entreprises sans salarié : + 57% depuis 2002.

Ce second point est criant. Les demandeurs d’emploi cumuleraient à eux seuls un tiers des créations d’entreprises en France et sortiraient par la même occasion des statistiques des demandeurs d’emploi. HABILE SOIT MAIS NOUS NE SOMMES PAS DUPES. Il faudra vérifier quelle est la pérennité de ces nouvelles entreprises.

Il est important de préciser que près de deux tiers des créations appartiennent à des secteurs peu employeurs au démarrage de l'activité (services aux entreprises, santé, activités artistiques…). Ce ne sera donc pas ces créations qui généreront de l’emploi.

Pour boucler la boucle, d’après les chiffres de la Banque de France le nombre des défaillances (une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure intervient lorsqu'une entreprise est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible) d’entreprises pour 2007 s’est monté à 50 415, en légère hausse par rapport à 2006.

http://www.banquedefrance.fr/fr/stat_conjoncture/telechar...

16.02.2008

HONTE A M. SARKOZY !

Comme nous en avons pris l'habitude, nous échangeons très souvent avec le mouvement Alcibiade (voir leur blog La France de Toutes Nos Forces) et nous avons pensé qu'il était d'une extrême importance de reprendre cet article signé par Alcibiade sur notre blog.

Après son discours à l’assemblée annuelle du CRIJF et l’énormité de la proposition consistant à faire porter par chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant victime de la shoah de nombreuses voix se sont élevées dont Simone Veil, Ségolène Royal, Dominique de Villepin et François Bayrou (tribune commune avec 14 autres signataires) et ce n’est qu’un début nous l’espérons.

Dans le même discours, comme le fait remarquer un blogueur de Betapolitique, celui qui avait promis de ne pas mentir, de dire avant ce qu’il ferait après et de faire ce qu’il avait dit, vient une nouvelle fois de montrer toute son inconséquence.

5c892a181fe4a691f9225a167ef6ee02.jpg« Je ne serrerai pas la main de gens qui refusent l’existence de l’Etat d’Israël » a-t-il eu le culot de proclamer (Voir sur le site du CRIJF ).

Les membres de la communauté juive apprécieront : L’Arabie Saoudite n’a toujours pas reconnu officiellement l’existence de l’Etat d’Israël (un des enjeux indirects justement d'Annapolis)! La Libye non plus (voir justement sur le site même du CRIJF) ! Et pourtant il a bien serré la main des dirigeants de ces 2 Etats dans le courant des deux derniers mois !

Soyons clairs, on peut convenir que « la France se doit de parler avec tout le monde » comme s’en est

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défendu l'Elysée lors de la farce que constituait la visite de Kadhafi, mais alors il ne faut pas dire n'importe quoi pour faire revenir un électorat de moins en moins dupe mais aussi de plus en plus floué et furieux!

Il est temps que le locataire de l’Elysée se reprenne et que ses plus fidèles nervis cessent aussi de revendiquer d’illusoires succès :

6 millions de salariés qui auraient bénéficié d’heures supplémentaires en décembre?(cf propos de Madame Dati et de Monsieur Bertrand – « A vous de juger ; France 2 ; 14/02/2008), cela fait un salarié sur 4 dans ce pays ! Si c’était avéré, cela se saurait ! Chacun d’entre nous, à défaut d’en avoir bénéficié personnellement, connaîtrait au moins une personne qui pourrait fièrement exhiber sa fiche de paye avec cette mention, non ?... Vous en connaissez vous ?

Si le clan de cet omni-candidat ne cesse pas très vite son utilisation permanente d’une maskirovka que nous avions jusqu’à présent voulu croire stupide mais qui devient proprement honteuse et indigne, ce seront des citoyens de moins en moins dupes puis des élus de sa propre majorité qui devront avoir le courage de RESISTER à cette avalanche d’incompétences, de mensonges et d’instabilité.

La France a déjà bien assez de problèmes à régler et de vraies réformes à entreprendre sans rajouter chaque jour une nouvelle polémique, un nouvelle guerre de religion. Ceux qui continueraient de se livrer à ce petit jeu égocentré de la RUPTUROLOGIE débridée et du pathos irréfléchi autant qu'indécent prendraient dès lors le risque non plus d’un orage, comme l’évoque F. Bayrou, mais bien d’un ouragan !

Et ce ne serait plus une « chasse au président » comme François Filon a tenté de l’interpréter mais un gigantesque PIED AU CUL  que le peuple s’autoriserait pour que cesse la farce!

Nous ne souhaitons pas que la France traverse ce genre de crise. Aussi est-il temps que des gens responsables sonnent enfin la fin de la récréation !

31.01.2008

La cote du Président en chute de 8 points...

PARIS (AFP) - "La cote du président Nicolas Sarkozy enregistre une chute de 8 points avec 41% des Français qui lui font confiance, son taux le plus bas depuis son élection en mai 2007.

55% des personnes interrogées ne font pas confiance au chef de l'Etat pour résoudre les problèmes du pays, selon le dernier baromètre TNS-Sofres pour Le Figaro Magazine à paraître samedi, qui confirme les enquêtes menées depuis la mi-janvier.

Selon ce sondage, 68% (+4) estiment que les choses "ont tendance à aller plus mal", 15% seulement (-4) estimant qu'elles vont en "s'améliorant". 66% (+5) pensent qu'il y aura "beaucoup de conflits sociaux" dans les deux ou trois mois à venir, contre 26% (-5) d'un avis inverse.

Selon ce baromètre, 87% (+2) des Français jugent que l'action du gouvernement contre la hausse des prix "n'est pas efficace".

A cinq semaines des municipales, premier grand rendez-vous électoral de son mandat, M. Sarkozy est confronté à une détérioration de son image dans les enquêtes d'opinion qui témoigne, selon les sondeurs, d'une "frustration" de l'électorat sur le pouvoir d'achat. M. Sarkozy avait bénéficié après son élection de plusieurs mois "d'état de grâce" dans l'opinion.

Pour Brice Teinturier (Sofres), "le décrochage s'est produit dès la fin novembre, avec une baisse de sept points à 49% de popularité", principalement en raison du "mécontentement extrêmement puissant ressenti par les Français sur le pouvoir d'achat". Selon lui, la difficulté du président à répondre à cette question "a directement atteint ce qui a structuré son image : l'action et les résultats". Les Français ont "le sentiment d'avoir été dupés".

Même analyse pour Frédéric Dabi (Ifop). En affirmant, le 8 janvier, qu'il ne pouvait pas "vider des caisses déjà vides", M. Sarkozy, qui avait promis d'être le "président du pouvoir d'achat", "est en rupture avec ce qui faisait sa force: la cohérence entre ses promesses et son action".

Certains analystes mettent aussi en avant les répercussion négatives dans l'opinion de l'affichage de la vie privée de M. Sarkozy au côté de sa nouvelle compagne, l'ex-top model Carla Bruni.

"Il y a une dissonance forte entre cette impuissance - qui rejoint les phrases de Jospin +l'Etat ne peut pas tout+ à propos de Michelin ou de Mitterrand +contre le chômage on a tout essayé+ - et ses promesses de campagne, qui a produit le sentiment qu'il avait laissé tomber les Français".

La chute de Nicolas Sarkozy se produit dans les catégories les plus sensibles à la question du pouvoir d'achat: les classe populaires, ouvriers et employés, et les 50-64 ans, "qui ont eu une grosse déception sur le montant des pensions", selon M. Dabi.

Jean-Daniel Lévy (CSA), nuance quelque peu l'analyse. Pour lui, "c'est seulement à partir du moment où Nicolas Sarkozy donne le sentiment qu'il se détache de l'action au service des Français, ce pour quoi il a été élu, pour mettre en avant son bonheur personnel qu'il commence à être jugé négativement sur la question du pouvoir d'achat. Avant, il était jugé sur le dynamisme, après il l'est sur la réalité".

"Je ne crois pas à l'explication Carla ou aux vacances bling-bling, même si cette exposition trop forte apparaît en décalage avec ce que vivent les Français", lâche M. Dabi.

Pour Brice Teinturier, "les événements de décembre avec l'exposition de la vie privée mais aussi la visite de Khadafi n'ont été que des facteurs aggravants, en donnant le sentiment que le président était moins près des préoccupations des Français". Une chose est sûre, selon lui, "il sera difficile au président de remonter à court terme s'il ne donne pas de signaux forts sur le pouvoir d'achat".

Quant à un vote sanction aux municipales, les sondeurs restent prudents, soulignant que ce scrutin est avant tout local. "Mais on commence à entrer dans une phase où l'impopularité de l'exécutif peut produire une nationalisation du vote", souligne le responsable de la Sofres."

En discutant avec quelques personnes déçues de la politique de l'actuel gouvernement, ces dernières ont tendance à penser qu'à un moment les français descendront dans la rue. Or, au regard de l'histoire, les révolutions, et ce, partout dans le monde n'ont eu lieu que dans des périodes de croissance économique, ce qui est loin d'être le cas en France. Alors, face à la résignation des français, que pouvons-nous espérer pour que les choses bougent ? Il faudrait que N. Sarkozy s'attaque à l'argent par le biais des nantis et là ce serait la panacée ! Il serait ainsi désavoué par ses amis... 

 

24.01.2008

TOUT, TOUT, TOUT, VOUS SAUREZ TOUT SUR SARKOZY !

Un peu d'humour, cela fait du bien dans ce monde morose.


 

http://www.dailymotion.com/video/x45lpg_tous-tous-tous-su...

 

23.01.2008

CACOPHONIE ET MEPRISE TOTALES !

Les engagements pris par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle, nous le savions, avaient un dessein racoleur et pour but d’amener à lui l’électorat des couches dites populaires, sont très nettement en dessous des prévisions sur lesquelles il avait bien voulu s’avancer.

 

Cet électorat conquis par des slogans tels que « travailler plus pour gagner plus » doit se sentir bafoué.

Nous allons nous attacher aujourd’hui à constater les mesures relatives au travail.

 

1/ La défiscalisation des heures supplémentaires

 

Le paquet fiscal mis en place par le gouvernement de François Fillon prévoyait 6 milliards d’euros pour la défiscalisation des heures supplémentaires. Pour anecdote, cela représente la moitié du budget de la Recherche tout comme la moitié de celui de l’Enseignement Supérieur.

 

Or, comme s’attachent à le dire le plus grand nombre des économistes français, ce dispositif des heures supplémentaires ne permettra pas de mesurer les effets produits et ne pourra donc pas donner de visibilité sur les efforts consentis par le Gouvernement. Quid de cette mesure, nous nous interrogeons ???

 

2/ L’abolition des 35 heures

 

Contradiction avec le dispositif décrit ci-dessus. En effet, à partir de la combientième heure, parlera-t-on d’heure supplémentaire ?

 

Nous savons que la droite n’avait pas été favorable à la loi de Martine Aubry et nous pouvons comprendre que seuls les grands groupes avaient les moyens de cette mesure. Mais de là à abolir toute durée légale du travail en optant pour des négociations branche par branche voire entreprise par entreprise, le gouvernement ne créera-t-il pas une plus grande précarité des travailleurs ? Dans la logique des choses, certains patrons pourraient être amenés à embaucher de nouveaux salariés avec une durée légale inférieure à 35 heures et une garantie ou non d’un quota d’heures supplémentaires minimum par mois. A ce petit jeu, tout le monde est perdant. Dans un premier temps, le salarié verra son salaire garanti diminué et donc son pouvoir d’achat par la même occasion ; dans un second temps, le patronat risque fort de s’attirer les foudres des syndicats, la méfiance et le mal être de ses salariés ; et pour finir, le gouvernement aura un manque à gagner puisque les patrons essaieront de faire passer le maximum d’heures supplémentaires.

 

Pour avoir fait un tour auprès de quelques salariés de diverses branches, notre constat est simple. Les entreprises rechignent à payer des heures supplémentaires et préfèrent que leurs salariés récupèrent leur trop plein d’heures. Par exemple, un grand groupe présent dans l’univers des grands magasins parisiens demande à ses directeurs de faire en sorte que, les salariés assujettis aux 35 heures et donc doté d’un compte épargne temps, puissent récupérer leurs heures en jours de congés et en aucun cas de leur payer en heures supplémentaires.

 

Sylvain, 31 ans, chef de rang dans un grand groupe de restauration français, nous fait part de son expérience et de celle de ses collègues que nous trouvons encore plus ahurissante. En effet, lorsque ses responsables constatent une baisse de fréquentation de leurs établissements ils demandent à leurs équipes de prendre des demies journées de congés alors qu’ils sont déjà sur leur lieu de travail. Bien entendu ces demies journées ne sont pas rémunérées.

 

Nous n’allons pas vous abreuver d’exemples, mais lors de notre enquête, nous pouvons vous assurer que nous avons rencontré extrêmement peu de salariés dont les heures supplémentaires sont en effet rétribuées. C’est pour cela qu’il nous a semblé honteux d’entendre Xavier Bertrand, lors de l’émission de Christine Ockrent sur la 3 « Duel » dimanche 20 janvier dernier, déclarer que 6 millions de travailleurs bénéficiaient déjà d’heures supplémentaires. 6 millions de travailleurs qui se verraient ainsi pourvu d’une augmentation de leur pouvoir d’achat, cela devrait produire des effets sur le plan économique du pays…. A quand les résultats ?

26.06.2007

Jean-Jacques Jégou : Vous avez dit : "présidentiel" ?

26 juin 2007




A l'occasion de l'ouverture de la XIIIe législature, Jean-Jacques Jégou défend la restauration des prérogatives du Parlement. Dans cette tribune, le sénateur UDF-Modem du Val-de-Marne constate que "notre Constitution permet au pouvoir exécutif d’empiéter sur ce qui devrait être le domaine réservé du Parlement : l’élaboration des lois". Il rappelle que "la justification de l’existence du Parlement réside en deux points essentiels inscrits dans la Constitution : d’abord le vote des lois en toute indépendance, ensuite le contrôle du gouvernement". Jean-Jacques Jégou considère ainsi qu'il est "indispensable que les Parlementaires, quelle que soit leur étiquette, préservent cette précieuse liberté, garante du bon fonctionnement de notre démocratie". Pour lire la suite cliquez ci-après : http://www.bayrou.fr/media/lequipe/jegou-tribune-260607.h...

25.06.2007

"Offrir à nos enfants une planète vivante"

Nous avons trouvé ce film réalisé par les bloggeurs du Politic Show très intéressant. L'environnement est l'un des sujets majeurs. Nous vous laissons le découvrir, de nombreux points pour ne pas dire tous, nous ont semblé extrêmement intéressants pour nos réflexions à venir.

24.06.2007

Dire qu'on a réussit à tout prix, c'est ça la méthode Sarkozy !

"La culture du résultat, le G8 arrache un accord aux américains : réduction de moitié des gaz à effet de serre d'ici 2050, sans dire comment y parvenir. Mais qu'importe dire qu'on a réussit à tout prix, c'est ça la méthode Sarkozy."

Philippe Ride (journaliste au Monde) : "la nécessité c'est de dire qu'il y a un accord. Peut importe ce qu'il y a dans l'accord. Peu importe ce qu'il y a comme contenu. Il veut cette victoire politique. C'est pour lui, quelque chose de déterminant. S'il obtient ça, il va pouvoir rentrer à Paris en disant : "amis français soyez fières de votre Président" surtout après le second tour des législatives, un peu en demie-teinte, où l'électorat a paru tout d'un coup, tout en plébiscitant le style, se méfier un peu du programme".

Est-ce un comportement digne d'un chef d'état, dont le pays est au bord d'une explosion sociale avec une dette publique notoire ? La France ne vaut-elle pas mieux que la seule ambition d'un homme assoiffé de pouvoir...

 


Nicolas Sarkozy - dire qu'on a réussit - (24/06/07)
envoyé par zeloise